La chaîne SIMPSON et TOULOUSE-LAUTREC

La chaîne Simpson et Toulouse-Lautrec

 

 La chaîne Simpson et Toulouse-Lautrec

Quand un accessoire de vélo rencontre le monde de l’art

 

Un point de vue de cycliste sur cette affiche

Cette affiche exposée au musée d’Albi est connue mondialement non seulement des amateurs d’art mais aussi de vélos. La visite du musée et la lecture d’un catalogue consacré à la vie du peintre la mettent en valeur parmi les autres œuvres de l’artiste. Un examen plus attentif permet de la resituer dans son contexte : politique (la revanche de la guerre perdue de 1870), sportif (les vélodromes) et économique (l’industrie du cycle) du point de vue cycliste plutôt que ceux plus abondants des historiens de l’art. Elle met en scène des lieux et personnages marquants du cyclisme de cette époque. Décrivons-la : un lieu, le vélodrome de Catford dans le Grand Londres, un des lieux de la « guerre des chaînes », un coureur au premier plan, Constant Huret (le stayer) entrainé par une quadruplette et portant un dossard tricolore pour rappeler sa nationalité, deux personnes sur la pelouse : sans doute Williams Spears Simpson l’inventeur de la chaîne du même nom objet de l’affiche , Louis Bouglé dit Spoke coureur puis journaliste sportif ; à l’arrière-plan on distingue un orchestre animant les compétitions et sur la piste des machines multiples servant de relais à tour de rôle au coureur (le stayer) Constant Huret. On y trouve aussi l’inscription publicitaire bien visible destinée à promouvoir le produit en haut et en bas à gauche. Les couleurs dominantes utilisées sont le rouge (qui rapproche) pour le texte, et pour un contraste maximum le bleu profond pour le maillot du coureur (couleur primaire) et le jaune pour la partie centrale du vélodrome (couleur complémentaire). Une troisième personne aurait pu figurer sur cette affiche : c’est Tristan Bernard, le directeur du vélodrome Buffalo à Neuilly qui est avec les autres. Toulouse -Lautrec le représentera sur une autre affiche. On ajoutera deux lieux : un vélodrome anglais et un autre français ainsi qu’un magazine, La Revue Blanche, lieu de rencontre du monde de l’art et de la culture.

La suite du document montre comment ces lieux et ces personnages vont se rencontrer et aboutir à la promotion dans le monde de l’art, d’un objet du monde technique, ici une chaîne de vélo.

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La chaîne Simpson et ToulouseLa chaîne Simpson et Toulouse-Lautrec-Lautrec

Jean-François Ringuet

Albi Cyclo Tourisme

jfgr81@free.fr